Le théâtre de l’Etang (TDE) vieillit mal…

La récente fête du sport et de la culture m’a permis de faire une visite approfondie du Théâtre de l’Etang (ex-salle multiculturelle). Une visite allant des loges aux services techniques en passant par la salle et les petites salles de ce théâtre situé en place et lieu des arbres plantés par les écoliers de la ville au milieu des années 90.

Le théâtre est grand, l’impression de grandiose est visible dès que l’on rentre dans la salle, mais il reste un outil coûteux pour la ville et dont l’utilité restera à prouver sur les années à venir. En effet, la mise en service du Théâtre de l’Archipel de Perpignan aura des conséquences directes sur la vie et la programmation du théâtre, la municipalité aura fort à faire pour en assurer la gestion. Il est probable que les artistes et vedettes de premier plan privilégieront Perpignan plutôt que Saint Estève. Question de prestige et de capacité.

Cette visite approfondie du théâtre m’a permis de jeter un oeil sur l’état du théâtre après un an d’exploitation, force est de constater que le théâtre est déjà marqué par cette année d’exploitation. Des infiltrations d’eau sont visibles avec une plaque entière qui s’est arraché du plafond et le puit de lumière du dernier étage est gorgé d’eau. Cela laisse le doute sur la qualité des finitions. La qualité de pose du carrelage laisse aussi apparaître une pose aléatoire et faite rapidement, pour preuve des découpes douteuses… La qualité des finitions des portes a montré ses limites car le verre d’une porte s’est brisé lors de l’ouverture de la porte par un père et son fils. Fort heureusement plus de peur que de mal…

Le sol est déjà bien marqué, des traces au sol qui ne disparaissent plus et même s’accentuent avec le temps, la qualité des matériaux y est probablement en partie responsable. Le théâtre est là, construit et accepté en lors de la livraison par la précédente municipalité sur un site de vie qui aurait du garder sa quiétude et son paysage libre de tout béton, il vieillira mal et cela pourrait engendrer des couts supplémentaires.

Boitaclous était vraiment hors de prix

La présentation à la presse d’un pré-programme par Elie Puigmal et Marie Pierre Baux n’a pas donné beaucoup d’éclaircissements sur les conditions de recrutement de cette dernière. Aucun mot sur la commission, ni même sur le choix unilatérale d’Elie Puigmal d’embaucher Marie Pierre Baux avec au passage le désaveu de sa propre majorité.

Ce que nous apprend l’article c’est que la salle restera encore  vide jusqu’au dernier trimestre 2010, et pour le reste c’est encore le néant. On est resté sur des déclarations de bonnes intentions et l’approximation.

Toutefois un petit encart dans l’Indépendant du 26 mai 2010 nous présente l’addition de 300 000 € par trimestre pour financer uniquement des représentations. Il faudra alors ajouter en supplément les salaires et les frais de fonctionnement. Mais la Mairie nie qu’elle va procéder à une hausse des impôts, pourtant elle va en être obligé quitte à déguiser cette hausse sous de faux prétextes.

300 000 € c’est une somme conséquente n’est ce pas? La journaliste précisant que si l’on rapporte cette somme par année on arrive vite au même tarif que celui prévu pour Boitaclous. Toutefois elle oublie de préciser les aides financières colossales que reçoit Boitaclous de la part d’institution comme le Conseil Général. Alors finalement 300 000 € par trimestre, sans aides financières c’est bon marché. 300 000 € avec des subventions démesurés c’est de l’arnaque ! Boitaclous était vraiment hors prix pour une ville comme la nôtre.

Boitaclous: Les révélations qui confirment mes écrits

Le conseil municipal d’hier aprés midi n’a pas battu des records de durée, car il a du être reporté après un certain nombre de questions diverses. La raison est simple, un des groupes d’opposition sort deux lettres de Boitaclous.

Une lettre du 6 janvier 2009, enregistrée en mairie et une du 2 avril 2009. Dans ce dernier courrier, il est clairement annoncé que Boitaclous a réservé des dates selon l’accord passé avec Elie Puigmal. Or l’appel d’offres a été passé le 20 mai 2009, soit un mois et demi après.

Et l’opposition a posé un certain nombre de questions pour obtenir enfin la vérité à cette affaire, mais la majorité a coupé court et le conseil est reporté…

Rappelons qu’une enquête de la police judiciaire est en cours sur les conditions d’attribution du marché public à Boitaclous.

Un nouveau rebondissement qui ne fait que confirmer mes écrits depuis plusieurs mois sur cette affaire.

Pour Elie Puigmal ca va de plus en plus mal

Le Maire de Saint Estève continue de reporter le conseil municipal, déjà prévu mi septembre et désormais reporté au 16 Octobre 2009. Elie Puigmal a trois mois,depuis le dernier conseil municipal pour réunir le suivant et il semble qu’il compte bien attendre la date butoir pour le réunir.

Comme je l’avais annoncé dans un article « Elie Puigmal va t’il sanctionner les mauvais élèves? » il s’apprêterait à retirer des délégations aux membres de sa majorité qui ne siègent plus à titre de contestation. Trois d’entre eux ont préféré prendre le devant et ont finalement rendu leurs délégations  sans attendre la sanction qui pourrait tomber lors du prochain conseil municipal.(si celui ci n’est pas à nouveau repoussé)

Ceci dit, les convoitises pour les remplacer existent déjà mais il n’est pas dit que certains prendront le risque de se lier avec Elie Puigmal puisque l’affaire Boitaclous n’a fait que commencer. Les suites judiciaires sont probables et il n’est pas dit que tous seront encore solidaires avec le Maire. Tant que tout tourne rond personne ne se rebelle, dès que cela va mal ce n’est plus le cas…

Dans l’Indépendant du jour, François Borgia, ancien adjoint aux finances résume parfaitement le mode de gestion d’Elie Puigmal:

 » Je n’ai pas trouvé de démocratie participative et je l’ai regrétté »

 » Boitaclous… il n’y a pas eu de concertation »

La situation pourrait s’aggraver pour le Maire puisque la majorité pourrait être mise en exergue si d’autres membres de la majorité se joignent aux dissidents et à l’opposition.  Dans un tel cas le Maire perdrait la majorité et devra se retirer de sa fonction.

Dans un tel cas, il appartient d’offrir une alternative crédible à la gestion actuelle. Pour cela l’opposition à la gestion actuelle doit se structurer pour préparer cette alternative avec une nouvelle équipe et une vision claire pour le futur de Saint Estève. Un changement de cap ne peut intervenir qu’avec des personnes neuves éloignées de la gestion municipale actuelle et passée. Parler de changement n’est crédible qu’avec de nouvelles personnes…

Même si pour le moment cela n’est pas d’actualité il faut toutefois l’envisager pour mieux s’y préparer.

Dépôt de la marque: « Saint Estève, capitale du spectacle »

La marque  » Saint Estève, capitale du spectacle » a été déposée par Boitaclous en Septembre 2008. J‘ai déjà pu en parler sur un de mes articles, mais comment cela t’il pu être toléré par la ville?

En effet comment une association dépose t’elle comme une entreprise privée des marques, d’autant plus lorsqu’elle dépose le nom d’une commune. Comment le nom de Saint Estève peut il apparaitre dans une marque?
Cela est interdit par la loi, le propriétaire du nom de domaine http:www.st-esteve.fr en a fait les frais via une décision de justice qui l’a contraint a rendre le nom de domaine à la commune.

En effet, les noms des collectivités territoriales bénéficient, depuis longtemps, d’une protection législative inscrite à l’article L. 711-4 h) du Code de la propriété intellectuelle qui refuse les marques portant atteinte au nom, à l’image ou à la renommée d’une collectivité territoriale.

Le législateur ayant considéré ces dispositions – spécifiques au droit des marques – insuffisantes pour combattre les enregistrements de noms de domaine considérés comme abusifs, il décida, par le décret n° 2007-162 du 6 février 2007, d’inscrire un principe d’indisponibilité à l’article R. 20-44-43 du Code des postes et des communications électroniques :

Sauf autorisation de l’assemblée délibérante, le nom d’une collectivité territoriale ou d’un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, seul ou associé à des mots ou abréviations faisant référence aux institutions locales, peut uniquement être enregistré par cette collectivité ou cet établissement public comme nom de domaine au sein des domaines de premier niveau correspondant au territoire national”.

De plus, un nom géographique peut, sous certaines conditions, faire l’objet d’une demande d’enregistrement de marque

En effet, pour être valable la marque :

  • Doit avoir un caractère arbitraire ou de fantaisie, et donc ne pas désigner une caractéristique du produit ou service ; ainsi, il ne doit pas constituer la désignation courante du produit, ni indiquer ou suggérer une provenance directement liée au produit (la marque “ Bologna ” a été ainsi refusée pour des pâtes alimentaires).
  • Ne doit pas risquer de tromper le public sur l’origine du produit.
  • Ne doit pas constituer ou évoquer trop directement une appellation d’origine ou une indication géographique de provenance. Pour plus d’information sur les appellations d’origine et les indications géographiques vous pouvez vous rapprocher de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité et sur les indications géographiques, du Ministère de l’agriculture.
  • Ne doit pas porter atteinte « au nom, à l’image ou à la renommée d’une collectivité territoriale (1) « 

Pourquoi la ville n’a t’elle pas réagi lors du dépot de la marque en Septembre? elle aurait du si elle était cohérente s’y opposer. A moins que cela était d’un commun accord pour la suite…. de plus en plus de signe qui laisse penser que ce marché pourrait être truqué.

Vers 1,3 millions d’euro de frais en plus pour la salle multiculturelle

Les stéphanois n’ont pas fini de payer pour cette salle multiculturelle située à proximité du lac de Saint Estève.

En effet, comme l’a souligné Jeanne Payri Chinanou lors du dernier conseil municipal il faudra se poser la question du fonds de compensation de la TVA reversée par l’Etat à la commune de Saint Estève. Car pour qu’il y ait remboursement la salle doit être exploitée dans un but non lucratif hors la salle a été inscrite au domaine concurrentiel en 2006 et avec le marché public à Boitaclous désormais annulé, il est possible que l’Etat considère qu’il s’agisse d’une exploitation à but lucratif. Et dans ce cas là, l’Etat viendra réclamer le trop perçu d’environ 1,3 millions d’euro.

1,3 millions d’euro qu’il faudra rajouter aux 9 millions d’euro environ du coût de la salle et que les stéphanois devront payer.

Rappelons qu’au départ la salle était prévue pour un coût total estimé d’environ 4,5 millions d’euro !

La suite nous le dira