Communiqué des Jeunes Populaires 66 – Jacques CRESTA le reniement c’est toujours maintenant.

La candidature du député- conseiller régional, Jacques Cresta à la mairie de Perpignan nous amène à réagir sur la crédibilité de ses déclarations au cours des dernières semaines.

Conseiller municipal de Cabestany pendant de nombreuses années, il a tenté en 2008 sa chance sur le canton de Latour-de-France (seconde circonscription) avant de revenir à Cabestany puis de s’envoler a nouveau vers la ville de Perpignan. Espérons que le vent du mécontentement à l’égard du gouvernement, qu’il soutient, le renvoie vers une nouvelle destination.

Plus que son parcours, nous regrettons ses déclarations et promesses qu’il n’a pas tenues au cours des dernières années. Élu député en 2012, il avait comme l’ensemble des députés socialistes promis d’abandonner tout autre mandat pour se mette en conformité avec les engagements socialistes contre le cumul des mandats. Or, un an et demi après son élection il cumule toujours et tente d’endormir les Perpignanais en annonçant renoncer à sa vice présidence du conseil régional. Comprenons bien, qu’il annonce continuer à cumuler mais avoir un peu moins d’importance au conseil régional.

Dans ses conférences de presse, il annonce vouloir être maire, député, président de l’agglomération avant de finalement déclarer qu’il pourrait peut être renoncer à son mandat de député, et encore, ce n’est en aucun cas une certitude ; mais nous vous annonçons des à présent que si, par malheur, il venait à être élu, il ne manquerait pas de renoncer à cette hypothèse. Tout comme il a renoncé à démissionner de la région en juin 2012. Comment peut il espérer être crédible ?

Les Jeunes Populaires tiennent à dénoncer l’attitude de Jacques Cresta qui par ses reniements successifs ne fait que décrédibiliser la classe politique. Comportement regrettable lorsque 83% des Français considèrent que les responsables politiques se préoccupent peu ou pas du tout de ce que pensent les gens comme eux et iIs sont 39% à déclarer que la politique leur inspire avant tout de la « méfiance » et 23% du « dégoût ».

S’il veut apparaître crédible, il peut dés à présent renoncer à son mandat de député et de conseiller régional. Mais ne rêvons pas trop, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Jacques Cresta y croit il vraiment ?

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Lettre ouverte à Elie Puigmal: Vous devez partir

Monsieur le Maire,

Depuis plus de quatre mois vos conseils municipaux se passent dans une ambiance malsaine où les débats tournent au dialogue de sourd entre votre majorité et l’opposition. A deux reprises vous ne vous êtes pas rendu en conseil municipal laissant le soin à votre première adjointe de mener les débats, à deux reprises les conseils ont du être reportés faute de quorum.

Tout cela nuit à l’intérêt de la commune, des dossiers importants pour la commune ne peuvent être traités car vous refusez de répondre à vos opposants sur leurs questions légitimes sur la politique que vous menez concernant la salle multiculturelle et son financement. Lors du dernier conseil municipal, après vos explications dans les médias beaucoup de points devaient encore être expliqués mais vous avez préféré vous lancer dans un discours de politique générale où n’apporter aucun élément nouveau…

Votre majorité a éclaté, neuf élus sont partis en créant un nouveau groupe d’opposition et en laissant une lettre à charge sur votre manière de diriger la ville. Cette lettre aurait du vous faire réagir au lieu de cela vous n’avez rien changé à vos habitudes et votre manière autoritaire et solitaire de conduire la ville a mené à la mise en place d’un marché public avec Boitaclous pour 750 000 € HT ce qui représente dix fois les apports en subventions de la ville de Perpignan à cette association. Cela représente également pour la commune 3 ans de subventions aux associations stéphanoises, deux ans de rénovation dans la commune et un gymnase dont les associations auraient tant besoin.

Vous avez préféré choisir d’engraisser une association perpignanaise en montant un marché public de manière douteuse plutôt que de faire les investissements dont la ville a tant besoin. Je dis douteux, car les déclaration de Marc Pédelhez dans la presse me permet de l’affirmer. Rappelez vous il disait :

“plusieurs centaines de milliers d’euros….il s’agit de couvrir aussi les frais engagés autour de ce projet stéphanois: salariés qui ont travaillé plus d’un an sur le sujet, campagne d’affichage, impression de tracts et de programmes…”

” rien n’est demandé pour le travail réalisé par des salariés de Boitaclous en amont de l’appel d’offre puisqu’à cette époque la mairie de Saint Estève nous avait promis une subvention”

La lecture du marché public que vos services m’ont remis conformément à la loi du 17 juillet 1978, on y découvre un certain nombre d’irrégularités tout comme un ordre de spectacles ressemblant étrangement à la programmation de Boitaclous. Tout cela ne peut qu’amener à se poser des questions sur la réel transparence de ce marché et à se demander si les jeux n’étaient pas faits d’avance.

Il vous reste 4 ans à tenir avec une équipe réduite à 17 membres, soit un seul élu d’avance par rapport à vos oppositions. Pensez vous réellement pouvoir tenir 4 ans de cette façon en ne répondant pas aux questions de votre opposition, en vous absentant des conseils municipaux… avec le risque à chaque conseil municipal que vous n’atteignez pas le quorum. Le pensez vous vraiment?

Je me permets d’en douter car les propos du responsable PS de la section de Saint Estève sont alarmistes, vous faîtes pression sur vos élus dissidents et il précise que ce sont des méthodes dignes d’autre chose que de socialisme.

Le syndicat FO fait savoir que vous avez fait partir une circulaire aux employés municipaux en stipulant que des sanctions administratives ou pénales pourront être appliquées à l’encontre de vos agents. Vous êtes en train de provoquer une chasse aux sorcières comme au Conseil Général, vous êtes en train de mettre une pression sur vos employés municipaux. Vous n’êtes pas en savoir ce que cette pression a provoqué chez des salariés de France Telecom, vous êtes en train d’instaurer un climat identique au sein de vos employés communaux. Est ce raisonnable?

Vous vous êtes défendus sur les ondes de France Bleu Roussillon en estimant que cela était politique, de rancœurs de campagne électorale passées, mais face à une telle tourmente c’est l’intérêt de la commune qui doit primer. Si vous partez il y aura peut être de nouvelles élections et dans ce cas soit vous serez reconduit et j’admettrai m’être trompé sur la vision de Saint Estève par les stéphanois, soit ils choisiront une autre équipe et quelque soit son appartenance politique elle devra œuvrer dans l’intérêt de la commune.

Ce qui se passe actuellement n’est pas bon pour la commune, les dossiers non traités en conseil municipal, les pressions et le climat de suspicion que vous jetez sur des élus de toutes tendances, les menaces sur les employés municipaux, les choix hasardeux en matière de politique culturel, et une hausse de la fiscalité à venir qui est le résultat d’une politique que vous menez seul depuis plusieurs années.

Alors Monsieur le Maire, si vous aimez tant Saint Estève faîtes le choix de partir et de laisser la commune retrouvez sa sérénité et permettre aux élus de se remettre au travail dans l’intérêt de la ville.

Réunion publique de Christian Bourquin à Saint Estève

Le Président du Conseil Général accompagné du conseiller général Elie Puigmal est venu à Saint Estève pour une réunion sur le thème du pouvoir d’achat le vendredi 10 juillet.
Cette réunion s’est déroulée à l’espace Saint Mamet, avec des policiers municipaux en charge de gérer le parking relativement désert pour une centaine de personnes présentes à l’intérieur de cette grande salle. Quand on enlève les conseillers municipaux du canton et les adhérents socialistes on ne peut pas dire que la population soit venue en masse. C’était plutôt désertique.
La salle a été préparée par les équipes du
Conseil général, un fond de salle avec trois grand logos du Conseil général dont un rétroprojeté, la musique du Conseil général en fond sonore et une grande horloge en fond de salle. Notre président du Conseil général aime les horloges et les cloches, il le répètera souvent au cours de la réunion.

La réunion est ouverte par Elie Puigmal qui souligne quelques points d’actualités comme le rattachement du canton de Saint Estève à la troisième circonscription, le collège du Ribéral et la politique sociale du Conseil général. Pas un mot sur le  » Théâtre de Saint Estève  » et les 700 000€ à Boitaclous. La parole est très vite donnée à Christian Bourquin qui présente à la salle le déroulé de la réunion. Il s’agira de questions-réponses.
Les questions posé
es sont assez vastes, rarement à compétences du Conseil Général, ainsi retenons les thèmes suivants:


– travail le dimanche
– retraite à 67 ans
– aide aux entreprises
– Europe
– insertion professionnelle
– bus à 1€
– Université de Perpignan

Concernant le travail le dimanche, il s’écarte rapidement du sujet pour couler Codognès qui est le responsable de la défaite et « qu’il pense pas à ceux qui souffrent », en estimant que le travail le dimanche est un piège.

Sur le désengagement de l’État, il estime que le coût du Conseil général est une polémique et rappelle la nécessité de la démocratie.
Sur le transfert du canton, « il en souri
t doucement, rappelant l’existence d’effets boomerang »
Sur la retraite à 67 ans, il décrit la pénibilité de la t
âche et la difficulté pour les jeunes de trouver un emploi.


Sur le RSA, c’est une continuité du RMI avec une obligation faite à un droit d’y associer un devoir.
Sur l’Europe, il estime que le grand  vainqueur de ce scrutin est l’abstention.

Sur la Mairie de Perpignan, il fait un petit rappel de l’affaire de la chaussette et évoque le Théâtre de l’Archipel qu’il ne financera pas car il y en a déjà un de suffisant à Perpignan. Estimant que ce nouveau théâtre ne servira qu’à 200 ou 300 personnes privilégiées.
Sur les énergies renouvelables, pour le photovoltaïque
, on apprend qu’il faut se mettre dans l’illégalité et ne pas déposer de permis mais plutôt s’arranger avec son maire. Il est vrai qu’en matière d’illégalité il s’y connaît, entre les cloches du palais des Rois de Majorque et sa condamnation pour minoration des comptes de campagne. On a affaire à un expert.
Sur l’Université, il rappelle les moyens mis en œuvre
pour le campus avec le don d’un terrain et la construction de logements étudiants.


La question sur l’Université que je lui ai posé
e était très simple:  » Je suis content de vous rencontrer car vous ne répondez pas à mes courriers, même en scotchant sur vos bornes cela ne change rien. Depuis la loi de décentralisation de 2004, les collectivités locales peuvent construire et gérer des logements étudiants, que comptez vous faire? » A cette question, Christian Bourquin a fait un véritable speech sur la nécessité de ces bornes, sur la propreté de ces bornes… cela  a duré 8 minutes 30  pour finalement que 1 minute sur le logement étudiant. Christian Bourquin reste obsédé par ses jouets plutôt que par les préoccupations des étudiants. Je le savais depuis Août 2008, cela m’a été confirmé à cette réunion.


Cela m’a permis de rebondir sur les 713,70€ que réclam
e le Conseil général à notre association pour le nettoyage de la douzaine de bornes sur lesquelles nous avions scotché nos affichettes. Je lui ai donc demandé s’il comptait appliquer la même mesure à Jacqueline Amiel Donat qui a saccagé le centre ville avec ses autocollants sur tout le mobilier urbain. Réponse de Christian Bourquin:  » je ne suis pas le maire de Perpignan », langue de bois quand tu nous tiens ! J’ai déjà dénoncé ce comportement de  » Faites ce que je dis, pas ce que je fais « .
Pour conclure, le discours du Président du Conseil Général était un discours tr
ès pessimiste sur tout ce qui ne dépend pas de sa compétence et très optimiste lorsque cela rentre dans sa compétence. Le sujet du pouvoir d’achat n’a été qu’effleuré sur les 2h30 de la réunion, ce qui m’interroge sur le but de cette réunion. Etaitce une réunion du Conseil Général ou du candidat Bourquin pour de futures échéances? Pour moi il s’agit d’une réunion électorale que les contribuables doivent financer.

Mort d’un impôt

Le candidat Nicolas Sarkozy l’avait promis, une fois élu cela devient une réalité. Le projet de loi présenté hier par Christine Lagarde prévoit la suppression de la taxe professionnelle. Cet impôt qui est considéré comme un impôt « imbécile » va disparaître. Il faut dire que cet impôt était contre productif puisqu’il s’agissait d’un prélévement sur l’investissement des entreprises avant même que cet investissement soit rentable.
Il n’y avait pas mieux pour freiner l’activité économique et décourager les entreprises à se lancer dans un lourd projet d’investissement.

Avec la TVA à 5,5% et la suppression de la taxe professionnelle, le Président de la République continue sa bataille pour une baisse de la fiscalité au niveau national. Dommage que nos régions et départements choissisent la voie inverse en augmentant de façon exponentielle la fiscalité locale. Augmentation d’autant plus scandaleuse en période de ralentissement économique et lorsque cela sert à financer de la communication à outrance où la mise en place de bornes publicitaires le long des routes.

Ma position sur les 700 000€ à Boitaclous

Le Maire de Saint Estève a détaillé rapidement les modalités qui conduisent  à verser 700 000 € à l’association perpignanaise Boitaclous. J’ai eu l’occasion de détailler cela dans le précédent billet « Conseil Municipal du 24 juin 2009 ».

Comme beaucoup d’habitants de la commune de Saint Estève, je l’ai appris par la presse et ma présence au conseil municipal ne m’a pas permis d’y voir plus clair.  Je vous livre mon avis sur cette salle et le versement de ces 700 000€.

La salle construite au bord du lac de Saint Estève est venue défigurer un espace vert dont les enfants étaient venus planter des arbres sous l’ancienne municipalité à l’endroit même où Elie Puigmal a décidé d’y construire une salle de spectacle de 800 places. De cette salle on nous a promis une utilisation pour les associations stéphanoises, à condition que tout le monde soit assis à écouter car les sièges ne seront pas rétractables…

Finalement, avec 90 représentations sur 15 mois, comment les associations stéphanoises pourront t’elles bénéficier de cette salle?  Il y aura trop peu de créneaux disponibles et aujourd’hui la salle se destine à un usage quasi exclusif pour Boitaclous.

De plus Boitaclous ne paiera quasiment rien sur les frais inhérents à l’utilisation de la salle (chauffage, électricité, eau, entretien du matériel….sont pris en charge par la ville) et paiera un loyer très très modique.

Finalement, pour ma part, il s’agit d’une belle opération pour Boitaclous qui récupère une salle neuve qu’elle utilisera à usage quasi exclusif avec à la clé un gros chèque pour s’y installer. La ville de Saint Estève construit une salle, fournit le matériel, et donne de l’argent pour qu’une association perpignanaise utilise la salle.

Boitaclous s’est fait construire une salle à Saint Estève sans en supporter le coût financier, elle n’aura pas non plus à en financer l’entretien. Boitaclous reçoit les recettes et les impôts des stéphanois couvriront les dépenses. C’est en l’état mon opinion.

De plus les retombées économiques pour la ville seront nulles, les spectateurs viendront à Saint Estève pour le spectacle il y a peu de chances qu’avant ils ne fassent un tour chez les commerçants où les restaurateurs. Quant à la création d’emploi? Lors du dernier conseil municipal il n’a pas été précisé si il y aura embauche de personnel où non pour l’entretien de la salle.. donc…

Ce qui est certain c’est que ce marché public attribué à Boitaclous pose beaucoup de questions, j’ai donc demandé par courrier au Maire de Saint Estève, Elie Puigmal, de me communiquer l’ensemble du marché public pour y voir plus clair (comme le permet la loi, tout citoyen peut avoir accés à ce genre de document) puisque lors du dernier conseil municipal il n’a pas répondu aux questions de l’opposition.

Election municipale de Perpignan

Les résultats du premier tour de l’élection municipale de Perpignan placent très nettement en tête le maire sortant, Jean-Paul Alduy, soutenu par l’UMP, à 40,35%, dans un résultat supérieur à celui qu’obtenait le premier au premier tour de 2008.Cette performance dépasse les pronostics de deux sondages.

En deuxième position, Jacqueline Amiel-Donat, tête de liste PS, qui recueille 24,75% des suffrages.

En troisiéme position,Jean Codognès, divers gauche à 14,19%.

Le candidat FN Louis Aliot, 9,42%, et François Rivière,  7,79%, Michaël Cufi du NPA, à 2,46%, et le sans étiquette Raymond Faura, 1,04% seront privés de second tour.

Au premier des tour des élections de 2008, Jean-Paul Alduy avait réuni 38,88% des suffrages, ”l’Union de la gauche” de Jacqueline Amiel-Donat avait rassemblé 20,16 %, Jean Codognès 15,12%, le Front National Louis Aliot, 12,29%, tandis que 8,53% revenaient à Clotilde Ripoull, du Mouvement Démocrate, et 5,02% à l’extrême-gauche, menée par Michaël Cufi.

Le deuxiéme tour s’oriente donc vers une triangulaire Jean Paul Alduy- Jacqueline Amiel Donat- Jean Codognès.