Réunion publique de Christian Bourquin à Saint Estève

Le Président du Conseil Général accompagné du conseiller général Elie Puigmal est venu à Saint Estève pour une réunion sur le thème du pouvoir d’achat le vendredi 10 juillet.
Cette réunion s’est déroulée à l’espace Saint Mamet, avec des policiers municipaux en charge de gérer le parking relativement désert pour une centaine de personnes présentes à l’intérieur de cette grande salle. Quand on enlève les conseillers municipaux du canton et les adhérents socialistes on ne peut pas dire que la population soit venue en masse. C’était plutôt désertique.
La salle a été préparée par les équipes du
Conseil général, un fond de salle avec trois grand logos du Conseil général dont un rétroprojeté, la musique du Conseil général en fond sonore et une grande horloge en fond de salle. Notre président du Conseil général aime les horloges et les cloches, il le répètera souvent au cours de la réunion.

La réunion est ouverte par Elie Puigmal qui souligne quelques points d’actualités comme le rattachement du canton de Saint Estève à la troisième circonscription, le collège du Ribéral et la politique sociale du Conseil général. Pas un mot sur le  » Théâtre de Saint Estève  » et les 700 000€ à Boitaclous. La parole est très vite donnée à Christian Bourquin qui présente à la salle le déroulé de la réunion. Il s’agira de questions-réponses.
Les questions posé
es sont assez vastes, rarement à compétences du Conseil Général, ainsi retenons les thèmes suivants:


– travail le dimanche
– retraite à 67 ans
– aide aux entreprises
– Europe
– insertion professionnelle
– bus à 1€
– Université de Perpignan

Concernant le travail le dimanche, il s’écarte rapidement du sujet pour couler Codognès qui est le responsable de la défaite et « qu’il pense pas à ceux qui souffrent », en estimant que le travail le dimanche est un piège.

Sur le désengagement de l’État, il estime que le coût du Conseil général est une polémique et rappelle la nécessité de la démocratie.
Sur le transfert du canton, « il en souri
t doucement, rappelant l’existence d’effets boomerang »
Sur la retraite à 67 ans, il décrit la pénibilité de la t
âche et la difficulté pour les jeunes de trouver un emploi.


Sur le RSA, c’est une continuité du RMI avec une obligation faite à un droit d’y associer un devoir.
Sur l’Europe, il estime que le grand  vainqueur de ce scrutin est l’abstention.

Sur la Mairie de Perpignan, il fait un petit rappel de l’affaire de la chaussette et évoque le Théâtre de l’Archipel qu’il ne financera pas car il y en a déjà un de suffisant à Perpignan. Estimant que ce nouveau théâtre ne servira qu’à 200 ou 300 personnes privilégiées.
Sur les énergies renouvelables, pour le photovoltaïque
, on apprend qu’il faut se mettre dans l’illégalité et ne pas déposer de permis mais plutôt s’arranger avec son maire. Il est vrai qu’en matière d’illégalité il s’y connaît, entre les cloches du palais des Rois de Majorque et sa condamnation pour minoration des comptes de campagne. On a affaire à un expert.
Sur l’Université, il rappelle les moyens mis en œuvre
pour le campus avec le don d’un terrain et la construction de logements étudiants.


La question sur l’Université que je lui ai posé
e était très simple:  » Je suis content de vous rencontrer car vous ne répondez pas à mes courriers, même en scotchant sur vos bornes cela ne change rien. Depuis la loi de décentralisation de 2004, les collectivités locales peuvent construire et gérer des logements étudiants, que comptez vous faire? » A cette question, Christian Bourquin a fait un véritable speech sur la nécessité de ces bornes, sur la propreté de ces bornes… cela  a duré 8 minutes 30  pour finalement que 1 minute sur le logement étudiant. Christian Bourquin reste obsédé par ses jouets plutôt que par les préoccupations des étudiants. Je le savais depuis Août 2008, cela m’a été confirmé à cette réunion.


Cela m’a permis de rebondir sur les 713,70€ que réclam
e le Conseil général à notre association pour le nettoyage de la douzaine de bornes sur lesquelles nous avions scotché nos affichettes. Je lui ai donc demandé s’il comptait appliquer la même mesure à Jacqueline Amiel Donat qui a saccagé le centre ville avec ses autocollants sur tout le mobilier urbain. Réponse de Christian Bourquin:  » je ne suis pas le maire de Perpignan », langue de bois quand tu nous tiens ! J’ai déjà dénoncé ce comportement de  » Faites ce que je dis, pas ce que je fais « .
Pour conclure, le discours du Président du Conseil Général était un discours tr
ès pessimiste sur tout ce qui ne dépend pas de sa compétence et très optimiste lorsque cela rentre dans sa compétence. Le sujet du pouvoir d’achat n’a été qu’effleuré sur les 2h30 de la réunion, ce qui m’interroge sur le but de cette réunion. Etaitce une réunion du Conseil Général ou du candidat Bourquin pour de futures échéances? Pour moi il s’agit d’une réunion électorale que les contribuables doivent financer.

Ma position sur les 700 000€ à Boitaclous

Le Maire de Saint Estève a détaillé rapidement les modalités qui conduisent  à verser 700 000 € à l’association perpignanaise Boitaclous. J’ai eu l’occasion de détailler cela dans le précédent billet « Conseil Municipal du 24 juin 2009 ».

Comme beaucoup d’habitants de la commune de Saint Estève, je l’ai appris par la presse et ma présence au conseil municipal ne m’a pas permis d’y voir plus clair.  Je vous livre mon avis sur cette salle et le versement de ces 700 000€.

La salle construite au bord du lac de Saint Estève est venue défigurer un espace vert dont les enfants étaient venus planter des arbres sous l’ancienne municipalité à l’endroit même où Elie Puigmal a décidé d’y construire une salle de spectacle de 800 places. De cette salle on nous a promis une utilisation pour les associations stéphanoises, à condition que tout le monde soit assis à écouter car les sièges ne seront pas rétractables…

Finalement, avec 90 représentations sur 15 mois, comment les associations stéphanoises pourront t’elles bénéficier de cette salle?  Il y aura trop peu de créneaux disponibles et aujourd’hui la salle se destine à un usage quasi exclusif pour Boitaclous.

De plus Boitaclous ne paiera quasiment rien sur les frais inhérents à l’utilisation de la salle (chauffage, électricité, eau, entretien du matériel….sont pris en charge par la ville) et paiera un loyer très très modique.

Finalement, pour ma part, il s’agit d’une belle opération pour Boitaclous qui récupère une salle neuve qu’elle utilisera à usage quasi exclusif avec à la clé un gros chèque pour s’y installer. La ville de Saint Estève construit une salle, fournit le matériel, et donne de l’argent pour qu’une association perpignanaise utilise la salle.

Boitaclous s’est fait construire une salle à Saint Estève sans en supporter le coût financier, elle n’aura pas non plus à en financer l’entretien. Boitaclous reçoit les recettes et les impôts des stéphanois couvriront les dépenses. C’est en l’état mon opinion.

De plus les retombées économiques pour la ville seront nulles, les spectateurs viendront à Saint Estève pour le spectacle il y a peu de chances qu’avant ils ne fassent un tour chez les commerçants où les restaurateurs. Quant à la création d’emploi? Lors du dernier conseil municipal il n’a pas été précisé si il y aura embauche de personnel où non pour l’entretien de la salle.. donc…

Ce qui est certain c’est que ce marché public attribué à Boitaclous pose beaucoup de questions, j’ai donc demandé par courrier au Maire de Saint Estève, Elie Puigmal, de me communiquer l’ensemble du marché public pour y voir plus clair (comme le permet la loi, tout citoyen peut avoir accés à ce genre de document) puisque lors du dernier conseil municipal il n’a pas répondu aux questions de l’opposition.

Election municipale de Perpignan

Les résultats du premier tour de l’élection municipale de Perpignan placent très nettement en tête le maire sortant, Jean-Paul Alduy, soutenu par l’UMP, à 40,35%, dans un résultat supérieur à celui qu’obtenait le premier au premier tour de 2008.Cette performance dépasse les pronostics de deux sondages.

En deuxième position, Jacqueline Amiel-Donat, tête de liste PS, qui recueille 24,75% des suffrages.

En troisiéme position,Jean Codognès, divers gauche à 14,19%.

Le candidat FN Louis Aliot, 9,42%, et François Rivière,  7,79%, Michaël Cufi du NPA, à 2,46%, et le sans étiquette Raymond Faura, 1,04% seront privés de second tour.

Au premier des tour des élections de 2008, Jean-Paul Alduy avait réuni 38,88% des suffrages, ”l’Union de la gauche” de Jacqueline Amiel-Donat avait rassemblé 20,16 %, Jean Codognès 15,12%, le Front National Louis Aliot, 12,29%, tandis que 8,53% revenaient à Clotilde Ripoull, du Mouvement Démocrate, et 5,02% à l’extrême-gauche, menée par Michaël Cufi.

Le deuxiéme tour s’oriente donc vers une triangulaire Jean Paul Alduy- Jacqueline Amiel Donat- Jean Codognès.

Je soutiens Jean Paul Alduy

Au cours d’une réunion de travail avec les jeunes, Jean Paul Alduy est venu chercher un certain nombre de propositions constructives pour Perpignan. N’habitant pas Perpignan je n’ai pas vraiment de légitimité à m’exprimer sur certains sujets mais en tant qu’élu étudiant au sein de l’Université de Perpignan, je voulais attirer l’attention de Jean Paul Alduy sur les difficultés de trouver un logement pour les étudiants de l’Université.

Avec Maxime, également élu, nous étions venu avec une proposition concrète issue des nombreuses rencontres que nous avons pu faire chaque jour sur le campus. Les étudiants (qu’ils vivent où non dans la commune) regrettent le manque de logement à vocation étudiante. C’est ce manque que nous avons voulu faire remonter et de proposer à Jean Paul Alduy la construction où la rénovation de bâtiments à vocation étudiante.

Ainsi pourquoi ne pas aménager certains bâtiments du centre ville en appart étudiant. Ainsi on pourrait dynamiser le centre ville avec une population étudiante y résidant, et qui permettrait de soutenir le commerce local. Les étudiants seraient complémentaires en plus des actuels habitants et passants du centre ville.

Cette proposition de créer des logements étudiants a été reprise par Jean Paul Alduy dans son programme électoral et c’était une attente des étudiants.

Alors oui, avec les autres élus étudiants du groupe Poletudiant – Uni, je soutiens la candidature de Jean Paul Alduy pour les élections municipales des 21 et 28 Juin 2009. Le seul candidat avec une proposition concréte pour les étudiants de l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD).

« Les programmes au crible »

Sous ce titre, l’indépendant nous livre  à l’aide d’un tableau bien garni le programme de chaque candidat.

Sans en venir sur le contenu même du programme des candidats on peut simplement regretter l’absence d’un thème majeur pour ma génération : LA JEUNESSE

Beaucoup de thèmes sont traités mais malheureusement celui de la jeunesse n’est pas traité. Dommage pour motiver les plus jeunes et toute la jeunesse à se déplacer pour aller voter, il faudrait qu’ils connaissent le programme de chaque candidat.
Seule solution se référer au site de chaque candidat.

Jacqueline Amiel Donat ou l’incompétence mise à jour

Il n’a pas fallu longtemps à Jacqueline Amiel-Donat pour ressembler à sa probable idole Ségolène Royal. Première phase du programme, première bourde.

Quand elle parle du Théâtre de l’archipel, Jacqueline Amiel Donat fait ainsi ressortir sa haine de la culture populaire, préférant la confier à des organismes privées qui proposent un éventail vaste de programme culturel avec des têtes d’affiches mais inabordable pour le commun des mortels. Il est vrai que son mentor, Christian Bourquin lui a montré la voie en subventionnant à outrance Boitaclous pour un public élitiste et très aisé.

Le théâtre de l’archipel doit remédier à la carence du Conseil Général a proposer des programmes de qualité accessible à tous, mais voilà Jacqueline Amiel Donat ne l’entend pas de cette oreille et elle privilégiera certainement de nouvelles aides à Boitaclous… Finalement elle nous propose un système clientéliste. Si tu es un de ses amis, alors tu bénéficieras de son soutien et de différentes aides, mais si tu ne l’es pas, et pire encarté à droite alors tu te verras enfoncer par Jacqueline et ses amis.

Que nous propose t’elle pour le théâtre de l’archipel?

« mettre un terme à ce trop onéreux projet » et quelle solution de remplacement?  aucune n’est détaillé si ce n’est que tout s’arrête sans alternative. Jean Codognès qui de part son passé de Député, connait un peu mieux la gestion d’une collectivité et sait que cela n’est pas possible et il marque bien sa différence par rapport à Jacqueline Amiel Donat qui confirme son incompétence sur ce dossier. On vous laisse imaginer sur les autres. Elle essaie de nous faire croire qu’elle tentera « une solution juridique qui ne coutera pas un centime » c’est une belle parole, une utopie certainement mais Jacqueline Amiel Donat ne donne aucun élément détaillé, preuve qu’il s’agit encore d’un pure fantasme. Elle préfère alors nous reparler de fraude massive car elle sentait qu’elle s’embourbait à nouveau.

Ce rejet de la culture et les réactions déconnectés de Jacqueline Amiel Donat m’inquiète sur la gestion de la ville si elle venait à remporter les élections. Les bourdes commencent mais elles sont révélatrices sur leurs auteurs.  Pour Jacqueline Amiel Donat on a bien compris.
Les Perpignanais en seront avertis et c’est à eux qu’il appartiendra de faire le bon choix