Midi Libre – Bruno Le Maire présente à Sète son projet pour la primaire de droite : « Je vais gagner »

Candidat à la primaire de la droite, le député Les Républicains de l’Eure présente son projet et son équipe à Sète ce week-end.

Pourquoi avoir choisi Sète et notre région pour présenter votre “Contrat présidentiel” ?

Parce que j’aime beaucoup Sète et l’Hérault. J’y ai un soutien très précieux avec Fernand Siré (député des P-O, NDLR), je suis lié au maire de Sète François Commeinhes, qui est un ami. Le président de la fédération (des Républicains 66, NDLR) François Lietta est aussi un jeune plein d’avenir qui me soutient depuis longtemps.

Pourquoi avoir préparé un programme de 950 pages, très précis, ce qui est inédit ?

Depuis quatre ans que je sillonne la France, j’ai entendu partout la même remarque : « On ne vous croit plus, vous, les responsables politiques. » Ce contrat qui vient des idées des Françaises et des Français, c’est leur contrat.Ce sont des engagements précis, des propositions chiffrées, avec un financement, un calendrier de mise en œuvre, une méthode. Je crois que la précision du contrat présidentiel que je présente ce samedi à Sète en fait la crédibilité.

« Si nous avons été battus en 2012, c’est parce qu’on n’est pas allés assez loin »
Mais gérer, c’est aussi s’adapter à l’imprévu. Ce contrat peut vous bloquer…

Par le passé, les politiques se sont tellement adaptés qu’ils ont fait le contraire de ce qu’ils avaient promis. Bien sûr qu’il peut y avoir des circonstances qui font que vous êtes obligé de ralentir ou d’accélérer, mais le cap doit être tenu. Et cela fait plusieurs mandats présidentiels que ce n’est pas le cas. Sitôt le président élu, il fait une ouverture vers une famille politique qui n’est pas la sienne, il défend des idées qui ne sont pas celles de sa campagne (…). C’est insupportable ! Si nous avons été battus en 2012, ce n’est pas parce qu’on est allés trop loin ! C’est parce qu’on n’est pas allés assez loin. On n’a pas défendu nos convictions, on n’a pas lutté avec assez de fermeté contre l’immigration illégale, on n’a pas donné aux entrepreneurs la liberté promise. Je veux rompre avec ces mauvaises habitudes et ouvrir une nouvelle ère.

Vous prônez le principe d’innovation au lieu de celui de précaution. Comment l’appliquer à la recherche sur le gaz de schiste ?

Le principe de précaution empêche la créativité française de s’exprimer. C’est pour cela que je veux le retirer de la Constitution. (…) S’agissant des gaz de schiste, j’y suis opposé. (…) Plutôt que s’engager à nouveau vers la production d’énergies fossiles, une voie sans issue, il vaut mieux utiliser ce principe d’innovation pour être le premier pays à maîtriser le stockage des énergies renouvelables.

Sur le plan de l’éducation, vous proposez des changements, notamment sur la filière professionnelle, confiée aux Régions. Pourquoi ?

Parce qu’il y a un jeune sur quatre au chômage, depuis trente ans. Et qu’aucune décision n’a été prise. Ça me révolte. (…) La seule solution, c’est d’arrêter de dire qu’il n’y a que la voie générale qui vaut quelque chose. C’est d’affirmer que l’intelligence de la main vaut celle de l’esprit. Voilà le cap que je fixe. Concrètement, c’est la fusion des lycées professionnels, des CFA, des apprentis, des Greta, dans des écoles de métiers qui doivent devenir aussi prestigieuses que les grandes écoles françaises. Et pour que ça corresponde aux besoins, je propose qu’on les retire à l’Éducation nationale et qu’on les confie aux Régions, avec la participation des entreprises.

Dans le primaire, vous proposez une nouvelle réforme. Pourquoi la vôtre marcherait plus que les précédentes ?

Parce qu’elle est claire. On arrête de demander tout et son contraire aux enseignants du primaire, qui font un travail difficile. (…) Il faut qu’à la fin du primaire, tous les enfants sachent lire et écrire, comprennent correctement le français. C’est la priorité absolue, avec passage à quinze heures d’enseignement du français par semaine.

Vous dites vouloir être un président audacieux. Comment l’être sur l’emploi ?

En osant des choses qui n’ont jamais été osées. On se résigne à avoir des personnes qui sont au RSA depuis deux, trois, quatre ans, en grande difficulté, et dont on sait que personne ne leur donnera un CDI au smic. (…) On dit « Tant pis pour elles ». Moi, je propose qu’elles puissent être embauchées pendant un an avec une rémunération inférieure au smic. Je brise ce tabou. Parce qu’on est toujours plus fier quand on vit de son travail que lorsqu’on vit des aides sociales.

Le député LR de l’Hérault Élie Aboud estime que la vraie question de la primaire, désormais, c’est « Sarkozy ou Juppé ? ». Qu’en pensez-vous ?

J’ai beaucoup d’amitié pour Élie Aboud. Je pense d’ailleurs qu’il viendra à Sète ce week-end. Mais ce qui compte, ce n’est pas la question de la primaire, mais la réponse. Et la réponse, ce sera Le Maire. Nous allons gagner cette élection et vous verrez ce week-end l’enthousiasme, l’envie de tous ceux qui m’entourent ! La campagne ne fait que commencer ! Les Français attendent de juger les projets, la crédibilité, la constance – aussi – des propositions. Je vais gagner cette élection le 27 novembre.

Source: Midi Libre du 17 septembre 2016

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s