
La dotation globale de fonctionnement (DGF) est une enveloppe que verse le Ministére à chaque université en fonction de son nombre d’étudiants. L’Université devrait ensuite répartir cette DGF dans chaque composante en fonction du nombre d’étudiants dans la composante.
Ainsi si le Ministére verse 10 000 000€ pour 10 000 étudiants par exemple, elle doit reverser 1000€ par étudiant à chaque composante. Donc une composante de 300 étudiants devrait recevoir 300 000 € de dotation pour son année universitaire.
Mais la réalité est tout autre, aujourd’hui à Perpignan comme dans d’autres universités françaises les dotations ne sont pas distribuées en fonction du nombre d’étudiants dans chaque composante mais en fonction du train de vie de chaque composante. Ainsi la dotation globale de fonctionnement est devenue une variable d’ajustement. Si un composante vit au dessus de ses moyens et connait un déficit d’étudiants elle conservera toutefois sa DGF puisqu’on ira ponctionner les composantes au train de vie moindre au détriment des étudiants.
Il est fait certains choix par prestige, par politique interne de distribuer la DGF non pas en fonction du nombre d’étudiants dans chaque composante mais pour permettre à certaines composantes de conserver leur budget alors qu’elles devraient se serrer la ceinture. Mais chaque composante souhaitant garder son personnel, son rythme de vie et dans une université où les mouvements internes de personnel sont quasi-inexistants il ne reste comme solution uniquement de ponctionner les composantes gagnant des étudiants pour faire subsister des composantes qui en ont de moins en moins.
Mais si ces DGF servent normalement aux composantes à pourvoir à leurs besoins cela doit servir pour que le service à l’étudiant à l’optimal, hors avec la politique actuelle cela n’est pas le cas…. la politique d’établissement général va parfois à l’encontre de l’étudiant, et certains choix qui se préparent depuis le batiment A pourraient le démontrer dans les semaines à venir.

