
Le drame qu’a connu hier l’université de Perpignan est le fait d’un étudiant déséquilibré dont l’acte de violence fut d’une barbarie inouïe. Dès que j’ai appris ce drame avec les autres élus étudiants, je n’ai pas pu y croire au départ, considérant notre université à taille humaine à l’abri de ce genre d’acte de violence.
Arrivé sur place je ne peux que constater la peine et la douleur de la communauté universitaire qui a été bouleversée par ce drame qui a couté la vie à une secrétaire du service de scolarité de sociologie. L’étudiant de 26 ans était tristement connu des élus étudiants dont je fais partie. Cet étudiant nous inquiétait car il suivait des filles le soir, la journée et continuant l’harcelement par téléphone. Nous souhaitions alors le faire passer en commission de discipline mais il avait accepté de se faire soigner ce qui permettrait de penser que le problème était en phase de se régler.
Il faut également saluer le courage des trois enseignants qui ont bondi sur l’étudiant pour le maîtriser et qui sont blessés. Leur acte de courage et de bravoure doit être reconnu, salué et récompensé.
Qu’aurait pu faire l’université de plus? honnêtement je ne vois pas ce qu’aurait pu faire l’université, car l’ensemble des acteurs universitaires (élus, enseignants, médecine préventive…) ont parfaitement communiqués entre eux. C’est assez rare pour le souligner. C’est à l’extérieur de l’université que le problème se pose et l’enquête déterminera la chaîne de responsabilité qui a conduit à ce drame. La déclaration de « non responsabilité pénale » de l’individu est une nouvelle souffrance pour la communauté universitaire qui sait désormais qu’il n’y aura aucun procès. Comment obtiendrons nous les réponses que nous attendons sur les motifs de cette violence?
Cet étudiant était réellement déséquilibré et sa nationalité n’a aucun rapport avec ce drame. Tout amalgame serait malvenu et erroné. Il aurait pu être de toute nationalité, de toutes origines… avant d’être un criminel il était un malade mental. Mais cela n’excusera jamais son geste et ne peut être un échappatoire pour ne pas avoir à répondre de son geste.
Certains ont tenté une récupération politique de cet événement, les communiqués du F.N, de Georges Frêche et d’autres mouvements syndicaux étudiants n’est pas tolérable. Comment peut on récupérer un tel drame qui est issu de la folie d’un homme ?
La visite des élus locaux, de Valérie Pecresse était sur le recueillement et le soutien à la communauté universitaire. Pendant l’entrevue de Valérie Pecresse avec les élus universitaires nous avons pu souligner notre tristesse et notre émotion. Elle était à l’écoute de notre peine et en aucun cas elle n’a tentée de récupération tout comme les élus locaux présents de tout bord.
Le deuil se poursuit à l’université où un amphithéâtre accueille les étudiants qui souhaitent se recueillir et apporter leur témoignage par écrit à la famille de la victime. Demain matin une marche silencieuse partira du campus pour rejoindre le centre ville, dans le silence et le recueillement.
Mes pensées vont aux enfants qui se retrouvent orphelins , à la famille et aux proches dont la souffrance est immense.